Il y a bien longtemps, au XXIème siècle, il existait, au Royaume de Metal, une douce jeune fille qui avouait « écouter Barbara Streisand jusqu’aux larmes », revendiquait haut et fort le droit à une musique intimiste et, les soirs d’hiver, « peignait des tableaux de son chien ». Secrètement, la nuit venue, au casque, sous les couvertures, les rudes des tribus métallifères écoutaient ses albums avec The Gathering ou Agua de Annique et traquaient sa participation aux disques de Anathema ou Within Temptation, à Ayreon ou au Devin Towsend Project. Un jour, la belle affronta sa destinée pop au grand jour et sous son propre nom ; forte de deux albums, emmenant Kill Ferelli et Frames sur la route avec elle, Anneke Van Giersbergen convoqua ses dévots de l’ombre à venir la retrouver dans des salles obscures mais chaleureuses…